A la différence de la plupart des pages de ce site, la conception de celle-ci ne se fonde pas uniquement sur des données produites par le ministère en charge de l’éducation, une partie d’entre elles ont été obtenues par la consultation des sites de mouvements associatifs. En conséquence les données peuvent avoir été établies à des dates différentes et présenter des écarts avec les catégories habituellement utilisée par l’administration. Cela explique aussi en partie le fait que les dates des dernières données utilisées ne sont pas homogènes. Page en cours de mise à jour, il se peut que vous la consultiez à un moment où la mise en page ne sera pas stabilisée, nous vous remercions de votre indulgence
Alors que la question des méthodes d’enseignement est une constante de tous les débats sur les réformes de l’enseignement, l’on ne dispose toujours d’aucune donnée fiable et précise sur leur fréquence d’utilisation dans les classes. Par exemple, la DEPP en réponse à nos demandes d’octobre 2018, nous a renvoyé vers la DGESCO qui n’a apporté aucune réponse à nos demandes d’informations sur les méthodes de lecture utilisées dans les classes. Ce que l’on a pu percevoir dans nos entretiens avec des enseignants, des inspecteurs et des responsables d’école ou d’établissements secondaires est l’absence d’uniformité des méthodes, celles-ci étant choisies le plus souvent individuellement par les enseignants et qu’un même enseignant peut recourir à différentes méthodes selon les disciplines et objectifs qu’il cherche à faire atteindre par ses élèves. À partir des données publiques nous n’avons pu identifier que quelques-uns des réseaux mettant en œuvre des méthodes alternatives ou expérimentales.
Dans le primaire : une faible présence des écoles centrées sur la mise en œuvre pédagogie alternative
Alors que depuis le début des années 2000 et l’élection de M. Sarkozy , l’imposition de la semaine de 4 jours a réduit significativement la diversité de l’organisation de l’école élémentaire, des écoles continuent de fonctionner avec des projets structurés par les méthodes pédagogiques. Pour certaines écoles publiques l’enseignement est construit en fonction de travaux de pédagogues, c’est le cas d’une école Decroly et d’une dizaines d’écoles Freinet. Celles-ci sont affiliées à l’institut coopératif de l’école moderne et ont un projet d’école reprenant la pédagogie Freinet. Pour autant l’influence de ce mouvement ne se limite pas à ce petit nombre d’écoles, de nombreux enseignants utilisent pour certains enseignements de façon plus ou moins régulières les outils préconisés par Freinet.
D’autres écoles privées sous contrat ou non revendiquent l’utilisation d’autres méthodes, douze écoles Steiner, sept écoles Montessori, une quinzaine d’écoles démocratiques.
Au total ce sont donc moins d’une quarantaine d’écoles élémentaires public ou sous contrat qui proposent un enseignement expérimental.
Établissements secondaires publics alternatifs ou innovants
Comparaison mai 2019 janvier 2026

Cartes établie à partir du site de la FESPI, consultation Mai 2019 26 janvier 2021
La consultation du site en décembre (20/12/2019) mentionne la liste suivante: Collège Lycée Expérimental d’Hérouville Saint Clair, école collège Decroly, centre expérimental pédagogique maritime en Oléron, collège Clisthène de Bordeaux, Collège Lycée Expérimental Freinet à la Ciotat, lycée Autogéré de Paris, lycée des possibles à la Celle-Saint-Cloud, le microlycée de l’Académie de Poitiers (MAP), le microlycée de Paris, le microlycée de Reims, Pôle Innovant Lycéen de Paris, les microlycées de l’académie de Créteil (93-94-77), le lycée de la Nouvelle Chance de Cergy, le lycée Pilote Innovant International, l’école Vitruve Paris.
Au début de l’année 2026 dix-sept établissements secondaires publics proposent un projet pédagogique innovant ou expérimental, selon plusieurs modalités : école-collège, collège, collège-lycée expérimental, lycée auto-géré, micro-lycée. Ild sont affiliés à la Fédération des Établissements Scolaires Publics Innovants. Le site de la FESPI (www.fespi.fr), présente chacun d’entre eux. Les projets pédagogiques sont reconnus par le Ministère de l’Éducation nationale. Certains sont exclusivement réservés à des élèves en difficulté scolaire, la plupart ont un recrutement pour partie identique à un établissement de secteur et pour partie élargi au reste de leur agglomération d’implantation, voire au-delà.
Micro lycées et lycées de la deuxième chance
Ces établissements ont été créés à partir de 2004 pour accueillir des jeunes de plus de 17 ou 18 ans jusqu’à 25 ou 26 ans qui après avoir abandonné leurs études pendant 6 mois ou 1 an ont envie de les reprendre afin d’obtenir un baccalauréat. D’un établissement à l’autre, organisation, conditions d’inscriptions sont différentes. La DEPP comme l’ONISEP ne livrent pas d’informations précises sur l’ensemble des micro-lycées.
(Réponse à la demande d’informations statistiques : Parade n° 6441, Concernant les micro-lycées il s’agit d’un programme spécifique de petites structures qui accueillent des décrocheurs ou autres élèves qui n’y arrivent pas avec une scolarité classique. La DEPP n’a pas de données sur cette thématique. Néanmoins, je vous invite à consulter le lien suivant :http://eduscol.education.fr/cid65723/micro-lycee-les-structures-de-nouvelle-chance.html, http://eduscol.education.fr/cid53699/microlycees.html http://eduscol.education.fr/cid55057/prise-en-charge-des-jeunes-sortis-du-systeme-scolaire-sans-qualification.html)
Selon l’ONISEP les lycées de la nouvelle chance seraient au nombre de 9*. Ils ont des modes de fonctionnement propres, centrés sur une pédagogie par ateliers, recourant à l’alternance et un suivi personnalisé et individualisé des jeunes. Ces lycées ne jouent pas le même rôle que les écoles de la deuxième chance qui s’adressent également à des jeunes (18-26 ans) sortis de la formation initiale sans diplôme ni qualification personnelle. Elles proposent des formations débouchant une certification professionnelle. Il en existe 152 en France (consultation du site du réseau des écoles de la deuxième chance en date du 26/1/26)
* Cergy-Pontoise (95), Lille (59), Condé-sur-l’Escaut (59), Dunkerque (59), Chalon-sur-Saône (71), Clermont-Ferrand (63), Villeurbanne (69), Le Mans (72) et Châtenay-Malabry (92).
Mise en ligne : 10 Mai 2019,mises à jour 20/12/2019, 28/07/2021 et 26/01/2026
