Le niveau de diplôme de la population

Un accroissement constant de la proportion de diplômés

L’allongement de la scolarité engagé par la mise en application de la réforme Berthoin a conduit à l’abandon progressif du certificat de fin d’études primaires, à la généralisation de l’accès au premier cycle du secondaire et ultérieurement au développement des seconds cycles technologiques et professionnels. De nouveaux diplômes du secondaire ont été institués (baccalauréat technologiques, BEP-Brevet d’études professionnelles, baccalauréats professionnels). La massification des études supérieures et la définition de l’objectif d’une formation à bac plus 5 ont  prolongé cette tendance. Ainsi en France entre la fin des années 1960 et le milieu des années 2010 la proportion de jeunes diplômés ne cesse d’augmenter. En conséquence la part de la population adulte diplômée ne cesse de croître : en 1968, moins d’un sixième de la population avait un diplôme égal ou supérieur au CAP, en 2020, plus de 75% des adultes sont dans le même cas. L’on peut regretter que l’INSEE agglomère dans ses séries longues les personnes non-diplômées et celles ayant obtenu le DNB ou l’un de ces prédécesseurs (Brevet élémentaire, BEPC, Brevet des collèges).

WD3129SEXEDIPLOMESAGE2019

Cette progression est un peu plus rapide pour les filles que pour les garçons. Elles obtiennent de manière plus importante des diplômes de niveau plus élevé que les garçons. En cela l’école n’est pas responsable de la moindre présence des filles dans les professions d’encadrement, ni des écarts de salaires.

L’augmentation de la proportion de diplômés s’est poursuivie, en 2024 les personnes de 25 à 34 ans sont encore plus nombreux qu’en 2019.

L’augmentation de la proportion de diplômés s’est poursuivie, en 2024 les personnes de 25 à 34 ans sont encore plus nombreux qu’en 2019. Ainsi plus de la moitié des hommes et 55% des femmes de cette classe d’âge ont un diplôme au moins de niveau baccalauréat plus 2 ans. La proportion de non-diplômés ou faiblement diplômés (DNB) a également diminué alors que celle des diplômés à Bac+3 et plus continue d’augmenter, près de 45% pour les femmes et de 40% pour les hommes .

Les données relatives à la qualification des actifs produites par l’INSEE ne sont pas actualisées au même rythme que celles de l’éducation nationale, les plus récentes, publiées en 2015 ont été collectée en 2021. Elles confirment ce qui était déjà constaté en 2017, même si les populations de référence ne sont pas exactement les mêmes, en 2017 c’était une comparaison en fonction de la PCS (profession et catégorie socio-professionnelle). En 2021 c’est le niveau de diplôme le plus élevé du ménage parental qui est retenu.

L’on peut regretter que l’enquête ne soit pas complétée par une mise en relation plus poussée avec le niveau de diplôme de la mère.

WD3129NIVEAUDEDIPLOMESoriginesociale2017

La réussite aux examens comme le choix des filières restent fortement déterminés par les origines sociales des élèves et des étudiants. Les enfants d’ouvriers et d’employés sont proportionnellement trois fois plus nombreux à ne pas obtenir un baccalauréat ou un diplôme de l’enseignement supérieur que les enfants des catégories sociales aisées.

Des personnes peu diplômées très inégalement réparties dans l’espace

Une inégale répartition durable des diplômés dans l’espace

A la fin des années 1960 les personnes adultes peu diplômées constituent presque partout plus de 70% de la population de plus de 15 ans. Elles sont proportionnellement plus nombreuses dans les régions agricoles que dans les régions industrielles. Pour la plupart des actifs l’embauche par une entreprise ou l’installation dans l’agriculture ou le commerce ne nécessitait pas de diplôme. eule exception la première couronne parisienne dont presque un quart des habitants disposent d’un diplôme au moins équivalent au CAP. La réussite aux examens comme le choix des filières restent fortement déterminés par les origines sociales des élèves et des étudiants. Les enfants d’ouvriers et d’employés sont proportionnellement trois fois plus nombreux à ne pas obtenir un baccalauréat ou un diplôme de l’enseignement supérieur que les enfants des catégories sociales aisées.

WD3129SANSDIP6classes1968

A la fin des années 1960 les personnes adultes peu diplômées constituent presque partout plus de 70% de la population de plus de 15 ans. Elles sont proportionnellement plus nombreuses dans les régions agricoles que dans les régions industrielles. Pour la plupart des actifs l’embauche par une entreprise  ou l’installation dans l’agriculture ou le commerce ne nécessitait pas de diplôme.

Seule exception la première couronne parisienne dont presque un quart des habitants disposent d’un diplôme au moins équivalent au CAP.

wd3129SANSDIP6CLASSES2016

En 2016, les proportions sont partout inversées. En métropole seuls neuf départements ont un taux de personnes peu qualifiées supérieur à 35%. En Outre-mer la proportion est plus élevée ainsi que dans des départements à population plus âgée que la moyenne (Ardennes, Aube, Creuse, Haute-Marne et Orne), ou des départements en difficultés économiques ou sociales (Aisne, Somme et Seine Saint-Denis).

L’entrée en sixième au milieu des années 1950

Les diplômes professionnels

Les formations supérieures, une démocratisation inachevée.

Page mise en ligne le 18/08/2020, revue 13/07/2023, mise à jour le 02/02/2026, relecture et vérification en cours, soyez indulgent si vous trouvez des répétitions, fautes d’accord ou d’orthographe.