Précision méthodologique : dans cette page comme dans toutes celles relatives au financement des différents types d’établissements scolaires la plupart des séries statistiques n’ont pu être mises à jour en conservant les même données. Les tableaux disponibles dans les dernières éditions de repères et références statistiques ne sont plus fondés sur les même indicateurs, par exemple les crédits alloués pour les collèges et les lycées sont agrégés.
Un financement assuré principalement par l’État
Pour l’enseignement secondaire le Ministère de l’Éducation nationale et très secondairement ceux en charge de l’agriculture, de la santé ou de la défense nationale finançaient les trois quarts du budget (RERS) en 2016, leur part a légèrement diminué depuis. La part des collectivités territoriales reste stable à 20%. Le dixième restant est pris en charge par les familles et par les entreprises, qui sont à la fois les plus petits contributeurs et ceux dont la contribution a augmenté le plus en valeur relative sur les 8 dernières années.

Le financement de l’éducation est donc très majoritairement assuré sur fonds publics pour la scolarisation jusqu’au baccalauréat.



Les dépenses annuelles pour les lycéens après une légère baisse jusqu’en 2012 ont progressé jusqu’en 2016. Depuis 2017, elles ont régressé jusqu’en 2023. La baisse a été plus forte pour les filières générales et technologiques pour qui en 2024 le niveau de financement est au niveau de ce qu’il était en 2011, dans le même temps l’indice des prix de l’INSEE* entre la rentrée de 2011 et celle de 2024 est passé de 97,29 à 117,54, soit une augmentation de 20,8%.
*(source :Indice des prix à la consommation - Base 2015 - Ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé - France - Ensemble hors tabac - Séries arrêtées dans le même temps elles ont retrouvé le niveau des années, mise à jour de janvier 2026)
Les dépenses des régions pour l’enseignement du secondaire

Les régions financent à la fois le fonctionnement des lycées et les investissements immobiliers. Les écarts en matière d’investissement peuvent s’expliquer par les disparités du parc immobilier reçu de l’État au moment de la décentralisation (1982 et années suivantes) et des évolutions d’effectifs importantes enregistrées depuis. Si le Ministère de l’Intérieur évalue les dépenses avec le montant annuel dépensé en euros par habitant, cet indicateur est plus dépendant de la composition de la population générale que de la population scolarisable. L’écart est alors de presque 1 à 4 entre les régions qui dépensent le moins pour le fonctionnement de leur lycée (Pays de Loire, Corse, Normandie) et celles qui dépensent le plus (Guadeloupe, Occitanie, Réunion, Guyane) notamment du fait des moyens engagés pour compenser le retard en matière d’établissements et de la croissance démographique .
Dans 14 régions sur 16, le total des dépenses engagées par les départements pour les collèges est supérieur à celui engagé par les régions pour les lycées à territoire identique ; font exception les régions les plus peuplées PACA et l’Ile de France.


Les besoins et les moyens, édition 2010 ……. Le financement de l’éducation en France
Le financement des écoles par les communes
Le financement des collèges par les départements,
Mise en ligne : 10 Mai 2019 Dernière modification 07/10/2026
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